La location avec option d’achat est une solution de financement très prisée des automobilistes français. Enregistrant une croissance de 36,6% du nombre de véhicules financés sur l’année 2018, la LOA est sur le point de dépasser le crédit auto classique comme outil de financement privilégié des conducteurs français. Or, si le leasing semble séduire de nombreux automobilistes, les fins de contrats de LOA suscitent toujours autant d’interrogation. Alors quel choix peut-on faire en fin de contrat de LOA ? Éléments de réponse dans cet article.

Pourquoi financer sa voiture en LOA ?

Aussi connue sous l’appellation de leasing, la location avec option d’achat est un outil de financement automobile locatif. Souvent confondue avec la location longue durée, la LOA permet d’acquérir un véhicule neuf ou d’occasion en échange de loyers fixes. Accessible sans apport, le leasing s’adresse autant aux jeunes conducteurs qu’aux amateurs de belles voitures. Comprise entre 2 et 5 ans, la durée d’un contrat de leasing est idéale pour les conducteurs souhaitant changer de véhicule régulièrement. Elle permet également d’accéder à de nombreux véhicules haut de gamme, habituellement inaccessibles via un crédit auto classique.

Le contrat de LOA se distingue également du crédit auto en incluant des garanties optionnelles. En effet, les organismes financiers délivrant les contrats de leasing peuvent ajouter des garanties annexes couvrant les pannes de véhicule, ainsi que les frais liés aux révisions et aux changements de pièces d’usures. La LOA est donc tout indiquée pour ceux qui souhaitent rouler en toute tranquillité, sans se soucier des frais liés à l’usage de leur voiture.

Que se passe-t-il à la fin d’une LOA ?

Si le leasing semble être le financement idéal pour acquérir une voiture en 2019, de nombreux automobilistes restent réticents à l’idée de passer au financement automobile locatif. La principale cause de cette réticence tient en un mot : la restitution du véhicule.

En effet, au terme d’un contrat de LOA, le conducteur se trouve face à un choix : soit il décide d’acquérir la voiture, soit il choisit de la restituer. Dans le cas d’une acquisition du véhicule, on dit que le conducteur active son option d’achat. Cela consiste à régler une valeur de rachat dont le montant est fixé en tout début de contrat. S’il choisit de restituer la voiture, le conducteur doit soumettre le véhicule à un état des lieux de sortie. La voiture est alors contrôlée afin de vérifier qu’il n’y ait pas d’avarie suspecte ou de casse sur la carrosserie ou l’habitacle.

Cet état des lieux de sortie est la principale cause de réticence chez les conducteurs non-adeptes de LOA, et pour cause : elle dresse un parallèle avec l’état des lieux pratiqué par les propriétaires et agences immobilières. Or, cette crainte de la restitution est inhérente aux locations longues durées. En LOA, la possibilité d’acquérir le véhicule permet d’éviter les frais de restitutions :  si la voiture est abimée, il sera plus avantageux d’activer son option d’achat et de réparer le véhicule pour la revendre par la suite.

La LOA : le financement automobile du futur ?

Si cette crainte de la restitution semble freiner une petite frange de la population, la LOA s’inscrit comme une solution de financement dans l’air du temps. On peut d’ailleurs dresser un parallèle entre le leasing automobile et la façon dont fonctionnent nos forfaits de téléphonie mobile. Ainsi, les forfaits de téléphonie mobile permettent depuis des années d’acquérir des smartphones haut de gamme à prix avantageux et d’inclure des garanties complémentaires contre la casse et le vol.

À l’ère de l’économie de service où l’abonnement remplace progressivement l’achat dans nos habitudes de consommation, le financement en LOA, et particulièrement en LOA d’occasion, semble répondre à toutes les contraintes liées à la possession d’une voiture.

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